L’inscription à Mercure d’Haudiomont, découverte du père Le Bonnetier (1720-1804), pionnier de l’archéologie lorraine
Richard Dagorne et Jeanne-Marie Demarolle

 Un fragment d’autel gallo-romain mis au jour au XVIIIe siècle était au cœur de l’édition du « Musée sort de son palais » qui s’est tenue à Haudiomont, dans la Meuse, le 26 avril 2025. La préparation de cette présentation a été l’occasion de réexaminer cet objet dont on doit au père Nicolas Le Bonnetier, curé de Scarpone, la mise à l’abri et la sauvegarde.

Le Saint Georges équestre de Meuvy (Haute-Marne), la porterie du palais ducal et l’œuvre de Mansuy Gauvain
Patrick Corbet

Un Saint Georges équestre, statue haut-marnaise inédite, est conservé dans le village de Meuvy, en Bassigny, non loin de Breuvannes et de l’abbaye de Morimond. Cette statue représente le patron de l’église paroissiale, à cheval, terrassant un dragon et se rattache à la production lorraine du siècle de la Renaissance.

 L’hospice « des ex-frères de la Charité » à Nancy, de la Révolution à l’aube du XXIe siècle : une histoire de famille (1)
Hélène Say-Barbey 

L’accès à de nouvelles sources d’archives permet aujourd’hui de reconstituer l’histoire d’un site exceptionnel, au cœur de Nancy, des années révolutionnaires à l’aube du XXIe siècle : l’hospice des frères… après les frères. Compte tenu de l’abondance de la documentation, cette étude est publiée en deux séquences chronologiques : des années révolutionnaires à 1871 ; de la fin de l’occupation allemande de la Lorraine, en 1873, à 2003 (dans le numéro 2 de 2026). 

Des réfugiés de l’insurrection de Novembre en Pologne, à Nancy au XIXe siècle
Claire Haquet

 Le 29 novembre 1830, une insurrection minutieusement préparée éclate à Varsovie contre le tsar de Russie Nicolas Ier. Les Polonais y revendiquent leur indépendance, perdue depuis le démantèlement de la « République des Deux-Nations » (grands-duchés de Pologne et de Lituanie) en 1795. En mai 1831, les troupes du tsar infligent une sévère défaite aux insurgés polonais, Varsovie tombe le 8 septembre. 10 000 insurgés arrivent en France et une petite communauté s’installe à Nancy. 

La plus grande violoniste du XIXe siècle, Teresa Milanollo, avait une « campagne » à Malzéville
Jean-Pierre Franoux 

Malzéville abrite aux XVIIIe et XIXe siècles plusieurs « campagnes », véritables refuges d’une aristocratie et d’une bourgeoisie qui y goûtent le calme et le repos aux portes de Nancy. Parmi les hôtes illustres de la commune, Teresa Milanollo (1827-1904), violoniste virtuose à la renommée internationale, attacha son nom à un instrument et connut son destin hors du commun.

Céline Chatelain (1833-1908), une femme parmi les premiers photographes professionnels de Nancy
Lorraine Menguy-Daval

Parmi les 6078 plaques de verre conservées au Musée lorrain et numérisées récemment, on compte 656 plaques réalisées par l’atelier de la photographe nancéienne Céline Chatelain, en activité de 1846 à 1898. De nombreuses personnalités (notables, bourgeois, ecclésiastiques, militaires, etc.) viennent se faire photographier dans cet atelier réputé. L’étude de ce fonds offre ainsi un panorama de la société nancéienne de la fin du XIXe siècle et un témoignage sur les débuts de la photographie professionnelle à Nancy.

Doctorales

Présentation
Jean-Pierre Husson

Les religieuses de l’ordre de Prémontré de la circarie de Lorraine, du XIIe au XVIe siècle
François Pannier 

Les chaumes vosgiennes, approche géo-historique
Jean-Baptiste Ortlieb

Le rapport du comité d’instruction primaire de l’arrondissement d’Épinal (1835), une source pour l’histoire de l’enseignement dans les Vosges
Benjamin Cunin

Percevoir et entendre les femmes prostituées à Nancy (1900-1950)
Julie Belloto

La mise en œuvre d’une politique de traitement des friches sidérurgiques en Lorraine du fer (1966-1989)
Jade Berger

Chronique
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Actualités du Musée lorrain
Actualités du patrimoine
Expositions
Journée d’étude
Publications récentes

 

Un ensemble de parures du premier âge du Fer trouve sa place au musée
Richard Dagore et Laurent Olivier
En septembre 2025, la Ville de Nancy a pu acquérir en vente publique, pour le Musée lorrain, quatre parures bourguignonnes ou jurassiennes mises au jour à Chaudeney (Meurthe-et-Moselle), témoignant à la fois des pratiques d’enfouissement au premier âge du Fer et du goût des collectionneurs pour l’archéologie au XIXe siècle.

 La Mise au tombeau de la cathédrale de Metz. Éclairages historiques et iconographiques
Anne Adrian et Catherine Bourdieu
Conservée dans la cathédrale de Metz depuis 1841, la Mise au tombeau de Xivry-Circourt est restée dans la crypte après le rejet d’une installation monumentale imaginée par l’architecte Wilhelm Schmitz, où elle aurait dû figurer la quatorzième étape d’un chemin de croix. En raison des changements successifs qu’a subi le groupe sculpté, reconstituer le placement initial des personnages et la composition n’est pas chose aisée. Si cette dernière semble plutôt conventionnelle, l’observation et la comparaison avec d’autres Mise au tombeau lorraines suggèrent un rapprochement inédit.

La famille de Georges de La Tour à l'épreuve, 1615-1617. Quand des sources inédites éclairent l’histoire
Vincent Hadot
Une découverte récente aux archives départementales de Meurthe-et-Moselle éclaire d'un jour nouveau un événement majeur de l'histoire familiale de Georges de La Tour longtemps passé inaperçu faute de sources précises. En 1616, alors que le nom du peintre réapparaît dans les archives paroissiales de Vic-sur-Seille, sa cité natale, la place-forte voisine de Marsal vient de connaître une singulière flambée de procès en sorcellerie ; l'un d'eux implique un certain Claudon de La Tour, considéré jusqu'ici comme un parent méconnu du peintre.

 Jean Appier Hanzelet, de Nancy à Pont-à-Mousson. Nouveau regard
Alain Cullière
Les actuels moteurs de recherche nous montrent qu’un inventaire n’est jamais clos. On peut espérer apprendre encore beaucoup sur des auteurs ou des artistes étudiés depuis longtemps. C’est le cas pour Jean Appier Hanzelet, graveur et imprimeur lorrain du début du XVIIe siècle, dont on présente ici une planche oubliée. Après des années discrètes à Nancy, il semble avoir donné le meilleur de lui-même à Pont-à-Mousson, dans le cadre contraint de l’université. Mais son parcours conserve bien des zones d’ombre.

Une plaque du couvent des capucins de Nancy retrouvée
Étienne Martin
Le 20 janvier 2026 était proposé à la vente un marbre de commode, seul, séparé du meuble pour lequel il avait été conçu. Son intérêt résidait surtout dans l’inscription plus ancienne – la pierre avait été réemployée – gravée sur la face antérieure et qui commémorait la réédification partielle du couvent des capucins de Nancy en 1744 

La singulière histoire d’une église paroissiale nancéienne : l’église Saint-Pierre-Saint-Stanislas
Mireille-Bénédicte Bouvet
Le promeneur qui quitte la ville neuve de Nancy pour se diriger vers la chapelle Notre-Dame de Bonsecours franchit la porte Saint-Nicolas et, peu après l’hôpital, découvre deux églises se faisant face, à quelques dizaines de mètres près : sur sa gauche, en retrait de la rue, l’église paroissiale Saint-Pierre, consacrée en 1885 ; sur sa droite, une seconde église dans l’alignement de l’hôtel des Missions royales, fermée depuis 1906 et quasi oubliée, l’église Saint-Pierre-Saint-Stanislas. 

L’architecture privée à Nancy après la guerre de 1870
Bertrand Tonnelier
Éclipsée par la place Stanislas et l’École de Nancy, l’architecture nancéienne du XIXe siècle a suscité peu d’études et la décennie 1870 ne fait pas exception, quand bien même on s’accorde à penser que la guerre et l’annexion de l’Alsace et de la Moselle constituent un point de bascule dans l’histoire de la cité. Est-ce dû au manque d’œuvres phares protégées et célébrées ? Ou à la difficulté même à identifier les constructions de la période et les replacer dans leur contexte de création ?

 L’hospice « des ex-frères de la Charité » à Nancy, de la Révolution à l’aube du XXIe siècle : une histoire de famille (2)
Hélène Say-Barbey
L’accès à de nouvelles sources d’archives permet aujourd’hui de reconstituer l’histoire d’un site exceptionnel, au cœur de Nancy, des années révolutionnaires à l’aube du XXIe siècle : l’hospice des frères… après les frères. Compte tenu de l’abondance de la documentation, cette étude est publiée en deux séquences chronologiques : des années révolutionnaires à 1871 (article paru dans le précédent numéro) ; de la fin de l’occupation allemande de la Lorraine, en 1873, à 2003.

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