Jean-Pierre Husson
L’Ecole royale forestière de Nancy (1824) hérite d’une situation sylvicole très préoccupante. Dans l’essentiel de la France, les bois sont épuisés, les surfaces sont réduites à 6,6 millions d’hectares. Trois étapes successives conduisent au renom de l’Ecole. D’abord, très courageusement, Bernard Lorentz théorise la conversion, autrement dit le passage du taillis sous futaie à la futaie régulière afin d’augmenter la récolte de bois d’œuvre. Il subit une hostilité généralisée réunissant les maitres de forge et les paysans pauvres. A partir de 1860, Parade et Vicaire profitent d’une conjoncture qui évolue. Ils peuvent entamer la convalescence et l’enrichissement des bois. Après 1880, l’Ecole bénéficie d’une reconnaissance internationale et du soutien de la République. La conférence évoque cette saga en trois tableaux.
Les élèves de l’Ecole en sortie sur le terrain en forêt de Haye avec le professeur Huffel
Source : Histoire des forêts françaises (sous la direction de J.-M Ballu, p. 34).
