Un ensemble de parures du premier âge du Fer trouve sa place au musée
Richard Dagore et Laurent Olivier
En septembre 2025, la Ville de Nancy a pu acquérir en vente publique, pour le Musée lorrain, quatre parures bourguignonnes ou jurassiennes mises au jour à Chaudeney (Meurthe-et-Moselle), témoignant à la fois des pratiques d’enfouissement au premier âge du Fer et du goût des collectionneurs pour l’archéologie au XIXe siècle.
La Mise au tombeau de la cathédrale de Metz. Éclairages historiques et iconographiques
Anne Adrian et Catherine Bourdieu
Conservée dans la cathédrale de Metz depuis 1841, la Mise au tombeau de Xivry-Circourt est restée dans la crypte après le rejet d’une installation monumentale imaginée par l’architecte Wilhelm Schmitz, où elle aurait dû figurer la quatorzième étape d’un chemin de croix. En raison des changements successifs qu’a subi le groupe sculpté, reconstituer le placement initial des personnages et la composition n’est pas chose aisée. Si cette dernière semble plutôt conventionnelle, l’observation et la comparaison avec d’autres Mise au tombeau lorraines suggèrent un rapprochement inédit.
La famille de Georges de La Tour à l'épreuve, 1615-1617. Quand des sources inédites éclairent l’histoire
Vincent Hadot
Une découverte récente aux archives départementales de Meurthe-et-Moselle éclaire d'un jour nouveau un événement majeur de l'histoire familiale de Georges de La Tour longtemps passé inaperçu faute de sources précises. En 1616, alors que le nom du peintre réapparaît dans les archives paroissiales de Vic-sur-Seille, sa cité natale, la place-forte voisine de Marsal vient de connaître une singulière flambée de procès en sorcellerie ; l'un d'eux implique un certain Claudon de La Tour, considéré jusqu'ici comme un parent méconnu du peintre.
Jean Appier Hanzelet, de Nancy à Pont-à-Mousson. Nouveau regard
Alain Cullière
Les actuels moteurs de recherche nous montrent qu’un inventaire n’est jamais clos. On peut espérer apprendre encore beaucoup sur des auteurs ou des artistes étudiés depuis longtemps. C’est le cas pour Jean Appier Hanzelet, graveur et imprimeur lorrain du début du XVIIe siècle, dont on présente ici une planche oubliée. Après des années discrètes à Nancy, il semble avoir donné le meilleur de lui-même à Pont-à-Mousson, dans le cadre contraint de l’université. Mais son parcours conserve bien des zones d’ombre.
Une plaque du couvent des capucins de Nancy retrouvée
Étienne Martin
Le 20 janvier 2026 était proposé à la vente un marbre de commode, seul, séparé du meuble pour lequel il avait été conçu. Son intérêt résidait surtout dans l’inscription plus ancienne – la pierre avait été réemployée – gravée sur la face antérieure et qui commémorait la réédification partielle du couvent des capucins de Nancy en 1744
La singulière histoire d’une église paroissiale nancéienne : l’église Saint-Pierre-Saint-Stanislas
Mireille-Bénédicte Bouvet
Le promeneur qui quitte la ville neuve de Nancy pour se diriger vers la chapelle Notre-Dame de Bonsecours franchit la porte Saint-Nicolas et, peu après l’hôpital, découvre deux églises se faisant face, à quelques dizaines de mètres près : sur sa gauche, en retrait de la rue, l’église paroissiale Saint-Pierre, consacrée en 1885 ; sur sa droite, une seconde église dans l’alignement de l’hôtel des Missions royales, fermée depuis 1906 et quasi oubliée, l’église Saint-Pierre-Saint-Stanislas.
L’architecture privée à Nancy après la guerre de 1870
Bertrand Tonnelier
Éclipsée par la place Stanislas et l’École de Nancy, l’architecture nancéienne du XIXe siècle a suscité peu d’études et la décennie 1870 ne fait pas exception, quand bien même on s’accorde à penser que la guerre et l’annexion de l’Alsace et de la Moselle constituent un point de bascule dans l’histoire de la cité. Est-ce dû au manque d’œuvres phares protégées et célébrées ? Ou à la difficulté même à identifier les constructions de la période et les replacer dans leur contexte de création ?
L’hospice « des ex-frères de la Charité » à Nancy, de la Révolution à l’aube du XXIe siècle : une histoire de famille (2)
Hélène Say-Barbey
L’accès à de nouvelles sources d’archives permet aujourd’hui de reconstituer l’histoire d’un site exceptionnel, au cœur de Nancy, des années révolutionnaires à l’aube du XXIe siècle : l’hospice des frères… après les frères. Compte tenu de l’abondance de la documentation, cette étude est publiée en deux séquences chronologiques : des années révolutionnaires à 1871 (article paru dans le précédent numéro) ; de la fin de l’occupation allemande de la Lorraine, en 1873, à 2003.
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